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Krantenbak-Journeaux |
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Le Soir, 24/8/96 Ce dimanche, le quartier St-Géry fait la fête ! Bleu, vert, jaune, melon, saumon, lilas, mauve,
azur. Les façades aveugles qui défigurent le nord de la place
Saint-Géry depuis près de dix ans ont retrouvé des
couleurs. Pastel, certes, mais pleines d'espoir ! Peintres en bâtiment
improvisés : les membres de l'association " Banan'appeal ", un groupe
d'habitants qui tentent de redonner vie à cet infect chancre.
Le Soir, 26/8/96 Fête polémiste à Saint-Géry Hier après-midi, le quartier Saint-Géry
a fait la fête. Le temps n'était pas vraiment au rendez-vous
lancé par l'association d'habitants " Banan'appeal " mais les façades
arc-en-ciel fraîchement repeintes, au nord de la place, étaient
là pour mettre un peu de couleurs sous le gris du ciel. C'est pour
attirer l'attention sur ce chancre, stigmate de dix ans de spéculation
immobilière, que les habitants ont bravé les éléments.
Selon eux, cette parcelle située entre le 24-44 rue Van Artevelde
et le 4-15 place Saint-Géry, constitue l'un des principaux obstacles
au renouveau du quartier millénaire. Aujourd'hui, le chancre est
propriété de la Ville de Bruxelles. Celle-ci cherche un investisseur
pour enfin l'apurer.
Le Soir, 9/1/97 Le sommeil des riverains ne sera bientôt plus troublé. Pas de discothèque à Saint-Géry ! Ces dernières semaines, les habitants du
quartier Saint-Géry se sont à nouveau mobilisés. Soucieux
de leur tranquillité, ils ont écrit à la commune pour
protester contre les soirées organisées par l'exploitant
des halles, durant la période des fêtes. Leur appel a été
entendu. La Ville de Bruxelles vient de refuser le permis d'exploiter une
salle de spectacle sur le site. Les riverains dormiront bientôt en
paix. Leur sommeil ne sera plus troublé par les cris des fêtards
et les portières qui claquent.
Le Soir 19/8/98 Le quartier Saint-Géry est encore habité! Au centre-ville, le quartier Saint-Géry semble hésiter entre le déliquescence et le renouveau. Des signes positifs marquent les alentours des anciennes halles, comme la réussite de certains restaurants et cafés du coin, qui attirent le soir de nombreux Bruxellois sur leur terrasse. Mais dans le même temps, le bâtiment des halles ne vit plus que la nuit pour des soirées privées et de nombreux chancres continuent de défigurer le quartier à commencer par “la Banane” cete dent creuse qui fait face aux halles. Les habitants du quartier ne veulent toutefois pas baisser les bras pour se rencontrer et rappeler leur existence, ils organisent un fète le dimanche 7 septembre prochain. "Cette fête est placée sous le thème de la rencontre," rapporte Pierre Delhez du comité de quartier Saint Géry. "Pour le réussir, nous faisons appel à tous les artistes du coin. Même si elle ne sera pas étendue, nous tenons à ce qu’elle soit de qualité. Nous accueillerons chaleureusement le public extérieur, mais le vrai succes de ce premier dimanche de septembre sera la présence des habitants. Sans eux, la fête n’aurait pas d’âme". A entendre Pierre Delhez, sans ses habitants le quartier perdrait donc son âme. Or Saint-Géry poursuit une évolution qui pourrait s’avérer dangereuse. Des cafés branchés s’ouvrent et les halles semblent se transformer en boîte de nuit. Il ne faut pas que le quartier devienne une seconde rue des Bouchers, poursuit Pierre Delhez. Nous avons choisi de vivre dans le centre-ville en connaissance de cause. C’est un quartier animé. Il ne faut pas qu’il soit mort la journée et vivant uniquement la nuit. Sinon, comment dormir? Les habitants partiront… Les principales plaies du quartier vont connaître une évolution
positive : la dent creuse, que les voisins surnomment “ le trou des halles”
pourrait être enfin reconstruite. Un projet prévoit
la créatrion de 62 logements aux étages et d’une grande surface
au rez-de-chaussée.
Le Soir 3/3/98 La commission de concertation examine l'avenir d'un célèbre chancre du centre - Une peau de banane pour la place Saint-Géry! Petitions-Patrimoine refuse que l'on épluche les façades
du trou dit la "Banane". Et que l'on y glisse un supermarché.
La ville de Bruxelles est-elle prête à accepter un projet
d'une rare médiocrité pour boucher un des chancres les plus
fameux du centre-ville? Au matin de la réunion de la commission
de concertation, Pétitions-Patrimoine - l'association qui coalise
"les Bruxellois contre la bruxellisation"- remonte aux barricades.
Dans la ligne de mire: la dent creuse coincée entre la place Saint-Géry
et la rue Van Artevelde, connue dans le quartier sous le sobriquet de "Banane".
Seize maisons d'inspiration néoclassique dont il ne subsiste que
les façades, l'intérieur ayant disparue depuis dix ans dans
une ténébreuse affaire de spéculation immobilière
à épisodes.
Pétitions-Patrimoine n'est pas la première à critiquer le projet. Quelques habitants l'ont déjà fait ainsi que la Commission des monuments et sites (bien que la "Banane" ne soit pas un bien protégé). Ils rejettent particulièrement la "pseudo-façade" qui doit remplacer l'actuelle. Peut-on améliorer les plans actuels? Lehodey et son architecte affirment que non. Lehodey fut l'unique ivestisseur qui ait répondu à l'appel d'offres lancé par la Ville de Bruxelles, l'an dernier. Ce projet dispose d'un budget serré et l'adéquation fiancière est extrêmement fragile, précise Louis De Beavoir, l'architecte désigné. Il ajoute le Bureau de contrôle technique pour la construciton (organe officiel), qui a lui-même estimé que la façade était pourrie et irrécupérable. Selon lui, la présence du Lidl au rez a limité l'accès aux étages. Mais l'accès aux duplex est facile grâce à un escalier généreux. Quant aux appartements du dessus, ils seront touts dotés de balcons bien orientés. Le projet n'a pas encore vu le jour que nous sommes déjà en mesure de vendre dix apartements sur plan. Tout le monde n'a pas la m[eme opinion que Pétitions-Patrimoine. Précisons que le projet doit être finalisé avant
la mois de mai, sous peine de perdre le bénéfice d'aides
régionales.
De Morgen 3/98 Gevel Sint-Gorksplein allicht tegen de vlakte De zestien neoklassieke gevels op het Brusselese Sint-Goriksplein vallen op. Buurtbewoners kleurden ze een tijdje vakkundig bij. Omlijstingen kregen een groen, oranje, geel of paars kleurtje. Maar net zo opmerkelijk is dat er achter de gevels een grote leegte gaapt. De stadskanker is veroorzaakt door speculatie en door slecht beheer van de stad. Als het nieuwste immobiliënproject doorgang vindt, is er veel kans dat de waardevolle gevels uiteindelijk ook tegen de vlakte zullen gaan. Een bescherming is nog de enige olmossing. De omgeving van het Sint-Goriksplein, het alleroudste gedeelte van Brussel
lijkt soms een bijna onwezenlijke plek. De buurt is ín - de
Zebra en Pathé Palace zijn enkele van de meest trendy cafés
van Brussel - maar tregelijkertijd is er veel leegstand, al wordt die in
een aantal van de omliggende straten stilaan teruggedrongen. De aantrekkelijke
Sint-Goriksallen zijn geroneveerd maar hebben nog altijk geen bestemming
gevonden die bijdraagt tot de leefbarheid van het plein. Dat, zo
werd een paar jaar geleden gezegd, zou gebeuren zodra ook in de huizen
rondom weer mensen woonden en er kleine winkeltjes werden gevestigd.
Er zin de jongste tjid nogal wat honge mensen komen wonen. Het buurtcomité
is actief. In september werd een buurtfeest georganiseerd en het
versieren van de gevels was een manier om te prtesteren tegen de leegstand.
Het vreemde aan het verhaal van de zestien leegstaande gevels is dat ze
in 1995 werden aangekocht door de stad, maar dat dertien van de gevels
tien jaar gleden ook al eigendom van diezelfde stad waren. Alleen,
toen stonden er ook nog huizen achter. Eind 1988 werden de dertien
huizen, gelegen tussen de Van Arteveldestraat en het Sint-Goriksplein,
voor 18,5 miljoen frank verkocht aan de vennootschap Saint-Géry,
die kort daarna nog een bijkomend pand aankocht voor 2,4 miloen.
De vergunning om de woningen te renoveren met handelszaken op de benedenverdieping,
voorzag in het behoud van de gevels en de daklijsten.
Le Soir 5/3/98 Lehodey glisse sur la peau de la “Banane” L’investisseur Philippe Lehodey vient de glisser sur la peau de banane de Saint-Géry. Cette dent creuse, dont il ne reste que la peau (la façade) devait dans un an se combler par un complexe immobilier d’une trentaine de logements aux étages et d’un magasin Lidl au rez-de-chaussée. Mais la commission de concertation qui a étudié les plans de l’architecte Louis de Veauvoir remet le projet en cause. L’administration régionale, la SDRB (Société de développement régional de Bruxelles) et l’IBGE (Institut bruxellois pour la gestion de l’environnement) rendent un avis favorable, mais imposent de garder la façade. Or, le bureau de controle technique pour la constructiion, organe officiel et sérieux, affirme que cette façade est pourrie. Si c’est effectivement le cas, on se demande comment les plans de Lehodey
pourront respecter l'avis de concertation. Seule la commune (Bruxelles-ville)
a donné un avis sensé: elle propose le maintien de la façade,
mais précise que, si c'est impossible, on modifie les plans proposés
afin que l'on se rapporoche de la situation actuelle.
The Bulletin 12/3/98 Heritage or convenience? Façades to be flattened? Many of the distinctive neo-classical façades on Brussels' Saint-Géry
face demolition if developers have their way. German firm Lidl Belgium
and the Belgian Stratel Group hope to build a supermarket and flats on
a site that dates back to the late 19th century. The developers bought
the site from Brussels cmmune for 37 million BF, most of which was subsidised
by Brussels Region. They claim it would cost an extra 30 million
BF to work around the façades- and have told the commune that they're
not prepared to foot the bill. Since the commune can't afford to
pay, it has given the go-ahead for the proect - subject to new plans- despite
a pledge last uly to preserve and renovate the area inside the inner road.
Architectureal pressure group Pétitions-Patrimoine thinks the area
deserves better. The new plan is the latest threat to a site which
has faced demolition for seven years. The houses behind the façades
have already gone, leaving a gaping, crescent-shaped crater in their place.
The facades have been painted in different clours and bedecked with shop
and restaurant sighns to highlicht their potential in an area which many
believe is ripe for renewal.
Alert 14/7/98 http://welcome.to/sint-goriks Als een van de eeerste wijkcomités in België, pakt het St-Gorikscomité
uit met een website. Sinds kort kan u surfgewijs kennismaken
met de Sint-Gorikswijk, haar inwoners en alle actie(s) daarrond.
Le Soir 14/7/98 Association en colère : Banana Split à Saint-Géry. Le cocktail préparé par la Ville de Bruxelles sur l'avenir
de la "banane" dégoûte Pétitions-Patrimoine.
La dent creuse située dans le dos de Saint-Géry sera bel
et bien rebouchée, a décidé la Ville. Le projet
Lehodey (construction d'un Lidl avec aux étages du logement) vient
d'être confirmé, à la grande colère de l'association.
Pour Pétitions-Patrimoine, le nouveau projet adopté en
concertation est aussi mauvais que le précédent :
La Lanterne 18/8/98 La fête à Sint-Géry le dimanche 30 août par Benoît Jacquemart Saint-Géry aura souvent été au centre de l'actualité ces derniers mois, notamment à cause du dossier dit de la banane. Pour rappel, il s'agit de la rénovation d'une série d'immeubles sont les habitants du quartier voulaient que l'on conserve les façades, remarquables. Mais Saint-Géry, et ses habitants veulent qu'on le sache, c'est aussi un quartier vivant, et pas seulement la nuit. L'an passé, en septembre, ils avaient organisé une fête, histoire de montrer le dynamisme de leur quartier. Une fête réussie, qui en appelait d'autres. On remet donc le couvert ce dimance 30 août, avec des animations pour tous les goûts. Situé en plein centre-ville, à un jet de pierre de la Bourse, la place Sint-Géry est l'un de ces nombreux endroits du centre-ville quelque peu désertés pendannt de nombreuses années. Mais depuis quelque temps, le cenntre a retrouvé une attractivité, en particulier auprès de jeunes ou de jeunes couples, qui viennent à nouveau s'y installer. Olivier (29ans) habite le quartier depuis mars 1997, Ferhat (26) depuis février de la même année Beaucopu de gens pensent qu'il est désagréable de vivre au cenntre-ville, estiment-ils, parce qu'ils ne connaissent pas. C'est à nous, les habitants du centre, de montrer qu'il y ici une vie et qu'elle est agréable. Ce qui les a attirés là. Essentiellement "l'éventail des attractions, par exemple au point de vue culturel (cinémas, théâtre,...) Et en plus, ils consconsidèrent que leur quartier est sûr. Fête populaire Dès lors rien de tel qu'une fête pour faire connaîte les onts positifs. Les bénévoles du comité de quartier soulignent également que, aux alentours de la place Saint-Géry, cohabitent harmonieusemetn des gens de tous âges, de diverses nationalités, de niveaux sociaux diffrents. Tout ce petit monde s'était retrouvé l'an passé,
les commerçants s'associant à l'événement,
comme ils le feront encore cette fois. Le 30 août, des jeux
pour les enfants côtoieront des activités à caractère
culturel. Ainsi,notamment une exposition de photos sur Bruxelles,
de sprojections de vieux films sur la capitale, une exposition florale,
un rallye dans le quartier.
Het Nieuwsblad 31/08/98: Sint-Goriks baadt in feestvreugde. De omwonende van het Sint-Goriksplein in Brussel leefden gisteren op in de volkse sfeer van weleer. De wijk vierde feest om de banden aan te halen en de toekomstperspectieven van Sint-Goriks in de verf te zetten. De Sint-Gorikshallen (1881) zullen na lange tijd leegstand vanaf februari
volgend jaar dienst doen als onthaalcentrum en culturele ontmoetingsplaats,
aangevuld met commerciële ruimten. “We zijn blij dat de hallen terug
openen”, zegde verantwoordelijken van het wijkcomité gisteren. “De
toegankelijkheid voor het publiek behoorde al tot onze eisen tijdens het
wijkfeest van vorig jaar. Een culturele bestemming is precies wat we gevraagd
hebben. Toch zou het leuk zijn als er terug een markt komt in openlucht,
onder te installeren luifels. Als de zogenaamde banaan terug wordt bewoond,
heeft die bestemming meer toekomstkansen.
La Lanterne, 31/08/98 Fête du Quartier Saint-Géry Habitants, commerçants et artistes en piste Pour la troisième année consécutive, les habitants du quartier Saint-Géry organisaient une fête destinée à mettre un peu d’animation dans des rues ordinairement calmes en journée. Outre les traditionnelles échoppes où l’on peut trouver à boire et à manger, et auxquelles les commerçants du quartier étaient associés, les organisateurs avaient également prévus des jeux pour les enfants ainsi qu’un rallye pédestre dans le quartier. Les artistes étaient aussi associés à la fête. C’est ainsi que le public a pu découvrir les photos de Danny de Cock, qui photographie Bruxelles sous ses angles les plus insolites depuis une dizaine d’années. Ou encore les projets artistiques de Geert Bisschop, qui souhaite notamment créer un biotope autour du seul bras de la Senne encore visible en surface (et qui se trouve précisément près de Saint-Géry) ; Pour le comité de quartier, cette fête était en outre l’occasion de dresser un état des lieux des améliorations apportées dans le quartier. « Des choses se sont améliorées au point de vue des nuisances sonores et de la propreté. Le trou de l’îlot de la Banane va enfin être renfloué, car on va y construire du logement. Nous n’avons, cependant, que partiellement remporté la bataille puisque toutes les façades ne seront pas préservées. Et après des années de vide dans les Halles, la Région annonce enfin qu’elle va y créer un centre populaire axé sur le patrimoine », explique Pierre Delhez. Satisfaits de ces mesures, les habitants espèrent aujourd’hui
que leur nouvelle revendication finira par être concrétisée.
Il s’agit d’installer, tout autour du bâtiment central de la place,
un marché. Comme cela se faisait autrefois. Et qu’y trouverait-on
dans ce marché ? Des légumes frais, des produits bios ou
encore de l’artisanat.
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