Quand je regarde mon feu, il se balance de droite à gauche comme les fleurs soufflées par le vent :
La jonquille, là, meurt d'impatience que l'été arrive.
Le muguet, lui,
attend le printemps.
La violette se cache sous l'herbe pour ne pas qu'on la cueille .
Le lys court, court,
pour ne pas être en retard.
Les pensées pensent à ce qu'elles vont faire demain.
La rose est la reine des fleurs,
assise sur son trône elle pleure.
L'oeillet mal coiffé va chez le jardinier.
Malheureusement le feu s'éteint , alors plus rien.

Amélie Lopez - 6°4
Collège Hubert Fillay, Bracieux 41250 FRANCE
Professeur : Jean-Yves MUNERET (clghfillay41@wanadoo.fr)





Un souvenir
une image
restent dans une mémoire
La malchance poursuit sa proie
elle reste dans ses pas
La peur est un oubli
qui ne nous quitte pas
Elle est là
tout près de toi
elle te traque, elle t'accable
elle te renferme dans le noir
Mais c'est le noir fluo
un noir qui brille
un noir qui se transforme en lumière
quand tu décides de toi
Si tu veux partir
t'évader
t'enfuir
Tu replongera
dans
le
noir
en compagnie de l'infini
avec un être que tu détestes, tu méprises
Chacun doit faire de son destin
un fil qui se déroule sans noeud
sans boucle
sans déchirure
Un fil qui se tend
et ne craque pas
Mais grossit
jusqu'à faire
une corde
une chaîne brillante et pas rouillée
Des êtres sont intelligents
ou pas assez
Ils se laissent nouer, rouiller
Le remord est une maladie
qui se soigne sans l'aide de personne
seulement à deux
soi-même et sa volonté
On ne doit pas s'éteindre
mais se réaffirmer
Le souvenir,
l'image,
doit rester dans le coeur
et non pas dans la vie

Alexandre Duchet - 4°2
mai 1999